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Le prophète PSL a dit :
"le monde d’ici-bas par rapport à l’au-delà est comme quelqu’un d’entre vous qui va à l’eau, y trempe son doigt, ce qui reste sur son doigt en le ressortant, c’est l’équivalent du monde d’ici-bas "
Louanges
à Allah, Maître de l’univers et j’atteste qu’il n y a de divinité
que la sienne, Maitre des premiers et des derniers, lumière des cieux et de la
terre, qui décide et fait ce qu’IL veut et gouverne comme IL désir, et j’atteste
que Mohamed صلى الله
عليه وسلم est son prophète et messager,
paix et salut sur lui ainsi que sur ses épouses et ses nobles compagnons jusqu’à
la fin des temps.
Mes
frères en Islam,
Par miséricorde
du tout puissant à notre égard, Allah (swt) nous a envoyé son messager pour nous guider et nous enseigner le
coran, nous expliquer ses directives, nous montrer la voie du bien et nous
éloigner du mauvais chemin.
Allah (swt) nous dit dans
sourate Al Kahf :
« Et propose-leur l'exemple de la vie ici-bas. Elle
est semblable à une eau que Nous faisons descendre du ciel; la végétation de la
terre se mélange à elle. Puis elle devient de l'herbe desséchée que les vents
dispersent. Allah est certes Puissant en toutes choses »!
La vie d’ici-bas
est comme un leurre, un mirage dans laquelle on ne doit pas trop croire, à
laquelle on ne doit pas s’accrocher, consacrer tout notre temps. Elle ne doit
pas être un but mais un moyen, car tout passera et ne demeurera que la vérité, c’est-à-dire
l’au-delà.
Il dit encore (swt) dans la même
sourate :
« Les biens et les enfants sont l'ornement de la vie
de ce monde. Cependant, les bonnes œuvres qui persistent ont auprès de ton
Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance »
Ali Ibn Abi
Taleb, le cousin du prophète (PSL) dit :
« les biens et les enfants sont la culture de la vie de ce monde et les
bonnes œuvres sont la culture de l’au-delà qu’Allah réunit pour certains
peuples ».
Les bonnes
œuvres sont comme l’a dit le prophète
d’après Ibn Abbas, 3Akrama et Moujahid : « les
meilleurs paroles sont au nombre de quatre : (: سبحان الله والحمد لله ولا إله إلا الله والله أكبر)
gloire à Allah, louanges à Allah, il n y a pas d’autre divinité qu’Allah, Allah
est le plus grand »
Et le prophète
(PSL) rajoute
d’après Abi Horayra : «que je dise :
gloire à Allah, louanges à Allah, il n y a d’autre divinité qu’Allah, Allah est
le plus grand, c’est ce qui m’est le plus cher, car ce sont les meilleures
paroles sur lesquelles le soleil s’est levé »
Dans sourate Attawba,
V 38 il est dit :
« La vie présente vous
agrée-t-elle plus que l'au-delà? - Or, la jouissance de la vie présente ne sera
que peu de chose, comparée à l'au-delà! ».
Ce qui est un
avertissement d’Allah à ceux qui s’attachent et s’accrochent aux plaisirs de
cette vie. IL leur dit : « La vie présente vous agrée-t-elle plus que l'au-delà » ?
Est-ce que vous
êtes sereins, est-ce que vous pensez y demeurer indéfiniment » ?
IL dit (swt) dans sourate Al Hadid, V. 20 :
« Sachez que la vie présente n'est que jeu,
amusement, vaine parure, une course à l'orgueil entre vous et une rivalité dans
l'acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une
pluie: la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se
fane et tu la vois donc jaunie; ensuite elle devient des débris. Et dans
l'au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément d'Allah. Et la
vie présente n'est que jouissance trompeuse ».
Pour quelle
raison Dounia a été nommée Dounia ? C’est parce que le mot signifie
bas-monde, l’inverse de haut, élevé. Bas, pour méprisable. Nous vivons dans ce
bas-monde une vie qui est courte, qui a une fin. C’est pour ceci que le
musulman doit toujours penser et agir pour l’au-delà et ne pas se laisser
piéger par les tentations, les jouissances et les jolies choses de ce bas-monde
qui n’ont aucune valeur en comparaison de ce qui est dans l’au-delà.
Le prophète (PSL) nous a donné
un exemple extraordinaire de ce que vaut ce bas-monde par rapport à l’au-delà,
il dit PSL selon Yahya Ibn Saïd : «par
Allah, le monde d’ici-bas par rapport à l’au-delà est comme quelqu’un
d’entre vous qui va à l’eau, y trempe son doigt, ce qui reste sur son doigt en
le ressortant, c’est l’équivalent du monde d’ici-bas ».
C’est-à-dire un rien.
Le prophète (PSL) veillait énormément à montrer
aux gens de sa communauté les dangers du monde d’ici-bas, les
avertissait de la dépendance et leur
démontrait que ce monde-là était maudit ainsi que ce qu’il contenait sauf les
vocations d’Allah (swt) et ce qui s’y
rapportait, ainsi que les oulémas, les gens qui veulent apprendre et ainsi de
suite, car ce monde nous détourne de notre mission primaire qui est d’adorer
Allah (swt) et de nous soumettre à lui.
Pour donner un bon exemple, le prophète (PSL) en passant quelque part avec ses compagnons, ils trouvèrent sur
leur route le corps d’un bouc mort, avec des oreilles très courtes ; ce
qui était un défaut important que les gens n’acceptaient pas. Le prophète (PSL) s’en saisit et demanda à ses compagnons : qui voudrait
l’acquérir pour un Dirham ? Les compagnons choqués lui répondirent qu’ils
n’en voulaient pas même gratuit. Qu’est-ce qu’ils pouvaient en faire ? Ils
jurèrent que même s’il était vivant, ils ne l’auraient pas acheté vu son
aspect, alors comment pouvaient-ils l’acheter mort, abandonné sur la
route ? Le prophète (PSL) leur dit : « par Allah, le
monde d’ici-bas est plus méprisable aux yeux d’Allah que ce bouc à vos
yeux ».
Le monde avec tout ce qu’il contient comme belles villes, usines,
beaux jardins, et toutes les belles inventions, est plus méprisables aux yeux
d’Allah (swt) que le bouc
mort, pourri abandonné dans la nature. Dans ce contexte, comment les gens peuvent-ils
passer leur vie à se haïr, à se jalouser à s’entre-tuer pour la possession des
richesses et des biens de ce monde ou pour le pouvoir ? Tout ceci n’est
que passager, un test de la part d’Allah (swt) pour voir qui suit et qui décroche.
Le prophète (PSL) veillait également à nous démontrer que l’adoration d’Allah (swt) est plus importante que tout ce que contient ce bas-monde et que le minimum de ce qui est
au Paradis est également plus cher et plus élevé que tout ce que contient ce
monde.
Le prophète (PSL) disait dans des termes à peu près semblables en parlant de
ceux qui montaient la garde pour surveiller les biens et les lieux des
musulmans et qui étaient prêts à combattre au nom d’Allah : « un jour de garde par amour à Allah, vaut mieux
que tout le contenu de ce monde, et une
sortie spirituelle au nom d’Allah en matinée ou
en soirée, vaut mieux que tout le contenu de ce monde ».
Dans un hadith certifié, le prophète Moïse (PSL) demanda à Allah disant : « O Allah, comment est l’homme
le plus bas du Paradis ?
La réponse fut : « c’est un homme qui arrive après que les gens du Paradis soient entrés, à qui on
dit : entre au Paradis, il dit : comment mon Dieu, alors que les gens
ont déjà pris possession de leur demeures (disant cela pensant qu’il n y a plus
de place), et ont pris ce qu’ils devaient prendre ? Il lui sera dit :
accepteras-tu d’avoir ce qu’avait le roi sur terre ? Il dira :
j’accepte o mon Dieu, on lui dira : tu as autan et autan et autan et autan
et au cinquième autan, il dira j’accepte mon Dieu, j’accepte. Allah (SWT) lui dira lors : tu as tout ceci et dix fois plus et tu as tout
ce que désire ton âme, et que tes yeux ont chéri. Il dira : j’accepte O
mon Dieu. Ceci est l’homme le plus bas au Paradis.
Moïse demande alors à Allah (swt) : « et les
plus élevés au Paradis ? Comment est celui qui a la position la plus
élevée au Paradis ? Allah répond : « ce sont ceux en qui j’ai
planté leur dignité de mes mains et je l’ai affinée. Aucun œil n’a vu, ni oreille entendu, ni aucun cœur humain n’a vécu ».
Une immersion dans le Paradis, fait oublier toutes les misères et
difficultés vécues par l’être humain dans son monde. Le prophète (PSL) dit, d’après Mouslim: « on amènera les plus importants, les plus riches de
la terre qui méritent l’enfer et on les trempe dans le feu, puis on leur
demande : « O fils d’Adam, as-tu jamais eu des biens ? As-tu
bénéficié de bienfaits ? Ils diront : non par Allah, je n’ai jamais
bénéficié de bienfaits, ni possédé quoique ce soit. Puis on amène le plus
misérable qui est existé sur terre et qui est destiné au Paradis, on le trempe
dans le Paradis et on lui demande s’il a jamais vécu des difficultés sur terre,
il répondra : par Allah, je n’ai jamais vécu de misère ni de difficulté
auparavant ».
Le fait de tremper la personne en Enfer ou dans le Paradis, un tout
petit moment, lui fait oublier complètement ce qu’il a vécu sur terre.
Quel était le point de vue des compagnons du prophète (PSL) par rapport au bas-monde ? Ils ne considéraient pas ce monde
comme un but ou comme une fin, mais comme un moyen pour satisfaire à ce
qu’Allah (swt) attendait
d’eux. Ils travaillaient car il fallait avoir des biens et de l’argent pour
faire vivre les siens, aider les pauvres, donner la zakat, donner l’argent pour
équiper des combattants pour défendre l’Islam et les musulmans et leurs biens.
Il y en a même qui étaient bien riches, mais leur richesse était mise au
service d’Allah (swt) et ils
pouvaient abandonner cette richesse et les biens du monde si nécessaire pour
plaire à Allah (swt). Aller combattre et sacrifier leur vie et tout ce qu’ils
possédaient par amour à Allah (swt).
Le prophète (PSL) dit dans un
hadith rapporté par Abdoullah Ibn Massôud : « quel
lien j’ai avec le monde et qu’est-ce que le monde a avec moi ? Mon exemple
et celui de ce monde est comme celui d’un cavalier à l’ombre d’un arbre, il
s’en va et l’abandonna ».
C’est-à-dire un
cavalier en plein désert qui s’abrite à l’ombre d’un arbre puis au bout d’un
moment il abandonne l’arbre et s’en va. Notre vie dans ce monde est comparable
à cet exemple : un simple moment sur cette terre en comparaison à l’éternité
de l’au-delà. Quelle comparaison possible entre les jouissances dans un monde
limité dans le temps et l’Enfer ou le Paradis éternel, sans fin, sans aucune
possibilité de se racheter ?
Les compagnons
du prophète (PSL) après lui, agissaient comme lui. Ibn
Malik rapporta que Omar prit quatre cents Dinars qu’il mit dans une bourse
et demanda à un jeune d’aller la donner à Abi Oubaïda Ibn Al Jarrah, qui était
un calife (un représentant de l’autorité) et de rester avec lui une heure pour
voir ce qu’il allait en faire. Le jeune se rendit là où on lui demanda et dit à
Abi Oubaïda : le commandeur des croyant t’envoie ceci et te demande de l’utiliser
pour tes besoins. L’homme remercia puis demanda à sa servante d’aller
distribuer la totalité de la bourse selon plusieurs petites sommes lui
indiquant les personnes à qui donner.
Le jeune
revint voir Omar et lui dit ce qui c’était passé. Omar lui confia une autre
bourse et lui demanda d’agir de la même façon en allant voir Mo3âde Ibn Jabal.
Mo3ad Ibn Jabal juge et grand alim, appela sa servante et se comporta de la
même façon que le précédent compagnon. Sa femme qui vint le voir à ce moment
lui dit : nous n’avons rien, nous sommes pauvres nous-même donne-moi
quelque chose. Il ne lui restait que deux dinars qu’il lui remit.
Le jeune homme
retourna chez Omar et lui raconta ce qu’il avait vu. Omar lui dit : « ils
sont de vrais frères ».
Abdourrahmane Ibn 3Aouf se mit à table en fin
de journée alors qu’il avait jeûné, et quand il regarda la nourriture, il se
rappela quelque chose puis se mit à pleurer et dit : quand Mos3abe Ibn 3omeyr
fut tué alors qu’il était meilleur que moi et je n’ai trouvé pour linceul pour
l’enterrer qu’un manteau tellement court que si je recouvrais la tête, les
pieds restaient découverts et si je recouvrais les pieds c’est la tête qui se
découvrait et Hamza fut également tué alors qu’il était aussi meilleur que moi.
J’ai craint, dit-il, qu’il nous a été dépêché nos bienfaits dans notre vie dans
ce bas-monde, que nous ayons reçu ce qu’il nous était dû de hassanates (c’est-à-dire
qu’ils étaient payés dans ce monde et qu’ils n’avaient plus rien à attendre de
l’au- delà. Il pensait cela car il était encore en vie et avait à manger alors
que certains étaient morts et d’autre n’avaient rien à manger). Il se mit alors
à pleurer et repoussa la nourriture n’ayant pas la force de manger. Rapporté par
Al Bokhari.
Ainsi étaient
les compagnons du prophète. Et même les riches d’entre eux.
Par miséricorde,
Allah a fait que tout ce qui prend de la valeur dans la vie, finit par tomber :
une situation, une autorité, une richesse, sinon les troubles de ce monde
seraient encore beaucoup plus importants. Celui qui pense et approfondie sa réflexion
de cette réalité, comprendra cette grande sagesse divine et acceptera plus
facilement cet état de fait. Qu’Allah nous guide et éclaire notre vision des
choses.
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